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redfag diaries

journal de débordement

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Le syndrôme Jeff Buckley | 19 août 2008

Je me noie.

Maintenant que je l'ai écrit, ça claque comme une évidence. Depuis un an maintenant, j'ai perdu pied, c'est sûr, et je me noie. Depuis qu'il m'a dit on arrête tout, tu veux pas qu'on vive ensemble alors c'est pas la peine de continuer. Du coup je me suis barré à Barcelone pour oublier que c'était la première fois que je me faisait larguer, que ça faisait mal. Pour rien Barcelone, j'ai toujours mal. Enfin si, c'est beau Barcelone, et j'y suis allé avec Xav que j'adore.

Faut que je me bouge. Je projète d'aller vivre à Lyon. En me disant que, tant qu'à se taper des cartons, je ferai mieux de me barrer à Amsterdam, à Bruxelles ou à New-York. Mais j'ai lu L.F Céline et je sais que ça sert à rien de partir, qu'en arrivant on retrouve toujours la même merde (soi-même). J'en suis pas encore là, aller voir ailleurs si le béton est plus gris. Non, j'en suis à : je me noie.

Dans des litres et litres d'alcool, je me noie. A paris, je m'enterrais, sous des kilos de CC et d'X. Ca change (j'évolue). Quoique, j'ai toujours pas mal torché, jamais seul, pour faire la fête et j'ai toujours beaucoup fait la fête. Mais là, je sais pas si c'est l'été, ou la douleur, ou je sais pas quoi, de plus bosser, ça non, ça me fait du bien, mais je me défonçe grave la gueule depuis deux mois. Et j'ai des amis qui sont vraiment des amis, ils boivent autant (plus?) que moi.

Il n'empêche, va bien falloir que je bouge. Même si je sais que, quand on se noie, la dernière chose à faire est de s'agiter. 

Publié par redfag diaries à 19:52:16 dans redfag diaries | Commentaires (2) |

Double-tranchant | 22 juillet 2008

Si j'étais resté à Paris, aujourd'hui je serai mort. C'est ce que je me suis dit en finissant la relecture du livre de Guillaume Dustan "Nicolas Pages". Dustan est mort en 2003. J'ai quitté Paris en 2000. La presse a dit que c'était une overdose médica(menteuse). Mouais, faut pas me prendre pour un con non plus. Dustan je le connaissais personnellement. Voilà le prix à payer de vivre sa vie à fond, d'emmerder les biens pensants et de rouler des mécaniques quand en réalité on est fragile, sans parler du défonçage de gueule permanent. Je sais ce que c'est, je l'ai fait. Je me dis quelquefois, dans mon bled paumé d'Ardèche, que, franchement, j'ai rien à foutre là, et c'est vrai, mais fallait bien lever le pied.

Ce qui me fait drôle quand je lis Dustan, c'est que je me reconnais trop. Précisèment, c'est pas moi que je reconnais, mais ma vie. Dudus traînait dans les mêmes endroits que moi, le même Paris : Cox, QG, l'Arène, l'Enfer (dont il dit que c'était une boite de barges, moi je trouvais ça pas pire que ) Le Queen, La Dispatch, La scream (seule truc bien pondu par Guetta), Les Bains (qu'il adorait moi je détestais, trop bas de plafond et trop de cons). Je crois que je me défonçais moins quand même (plus de coke moins d'exta, moins nocif donc). On avait quelques connaissances en commun. Je connaissais les plus grandes drags queens parce-que mon coloc' Fred se tapait Dario, la reine des drags qui était un super pote de La Chose, Friedrich et Miss Sue. Je connaissais aussi quelques journalistes qu'il frequentait. A fond le guetto.

Tout ça pour dire que la décision qui m'a plombé de regrets, et aussi celle qui m'a sauvé la vie : quitter Paris.

Au prochain épisode : Villeurbanne.

Publié par redfag diaries à 18:30:52 dans redfag diaries | Commentaires (0) |

Quand je vois mes copines, je me dis que c'est vrai : | 16 juillet 2008


Publié par redfag diaries à 16:54:44 dans redfag diaries | Commentaires (0) |

Etre gay, c'est cool | 20 juin 2008

Alors qu'on est en pleine saison des marches pour la fierté gay (ça fait has been de dire gay pride), me vient à l'esprit cette phrase : c'est cool d'être gay.

D'abord c'est sympa pour le sexe. Parce-que oui, je commence par ça, dans homosexualité y'a sex, faut s'y faire. Etre gay, c'est avoir eu dans sa vie à peu près et en moyenne cent fois plus de partenaires sexuels que l'hétéro lambda. Du coup, je pense qu'on s'y connait sur la question. Y'a pas de bon ou de mauvais coup, y'a ceux qui savent faire et puis c'est tout. Le sexe c'est comme la menuiserie : si tu veux savoir faire faut pratiquer, au plus tu pratiques, au plus t'apprends. Par conséquent t'hésites à te caser et t'as le droit.

T'as le droit d'être single quand t'es pédé. Les hétéros célibataires après 35 ans, on appelle ça des vieux garçons. Quand t'es gay, de tout façon, pour la majorité hétérosexuelle hétérocentrée t'es un ovni, que tu soit en couple ou pas.

Voilà un truc bien aussi : quand t'es gay t'apprends à en avoir rien à foutre de ce que les gens pensent de toi. Le seul truc qui t'importe c'est ce que pensent les autres pédés (si t'es baisable ou pas, entre-autres).

Puis t'es jamais perdu. Des pédés tous seuls, sans pote, j'en ai pas connu des masses (un, en fait, total hystèrique égocentrique, insupportable). Les filles t'adorent, trop cool d'avoir un copain avec qui parler chiffon et déco et qui veut pas foutre son machin dans la chatte.

Y'a ça aussi : t'as du goût, en musique, en décoration, en fringues. Bon, ça c'est une généralité, mais disons qu'en moyenne les pédés sont vachement plus doués pour ces trucs que les mecs hétéros.

Pour en revenir à "t'es jamais perdu", j'ajoute : où que tu sois (en occident), que ce soit à Londres, Paris, New-York, Barcelone, Amsterdam...t'es jamais perdu. Tu trouves toujours un bar et une boite sympa où tu rencontre un mec sympa qui t'héberge et avec qui tu baises (c'est pas beau, ça, comme manière de voyager !?).

Puis t'es bien content d'être en 2008 en France et pas un siècle et demi avant, ou en Mauritanie.

Publié par redfag diaries à 10:57:10 dans redfag diaries | Commentaires (0) |

Libéral, libertaire | 30 mai 2008

Il se passe une truc assez drôle en ce moment au Parti Socialiste, alors qu'ils commencent à se battre pour le poste de premier secrétaire. Ils se font une battle sémantique. Alors que la droite nous en met plein la gueule avec des réformes qui vont nous faire devenir étasuniens (plus de profs, plus de fonction publique, plus de retraite, t'es pauvre c'est que t'es con : t'as qu'à crever), et bien voilà que la gauche molle (potiche) fait des débats sur le sens de libéral. Franchement, moi je m'en tape qu'il y ait une confusion entre libéral et libertaire, car c'est de ça qu'il est question. Voilà comment on rêgle la question :

Libéral : 2.Favorable aux libertés individuelles en politique, en économie (=> libéralisme). Doctrines, idées libérales

Libertaire : qui n'admet aucune limite à la volonté politique =>anarchisme. Les traditions libertaires

(sources : Petit Robert)

Voilà, ça s'est fait. Donc si la gauche (Delanoé, dommage, c'est pas le plus con) revendique le parti socialiste comme libéral, c'est juste qu'il se trompe de mot. La gauche doit être libertaire, c'est-à-dire, qu'elle doit revendiquer et appliquer ses idéaux (égalité, justice sociale, avancée sociale...). Sinon, elle n'est plus rien (ce qu'elle est en ce moment).

Dans le contexte actuel, passer des plombes en interview à expliquer qu'on est de gauche et libéral, c'est carrément de la branlette bourgeoise (avec deux doigts au bout du gland pour pas se salir). Qu'ils continuent comme ça est on aura Besancenot président (il est jeune y'a le temps) et hip hip hip hourra !

Publié par redfag diaries à 11:07:20 dans redfag diaries | Commentaires (0) |

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